L’exotisme inversé avril 5, 2007
En Corée, “un blanc” est nécessairement un étranger. Symbole de l’occident, “un blanc” véhicule de part sa peau, ses cheveux, ses yeux, la façon dont il s’habille et dont il se déplace, tout un tas de fantasmes sur “l’autre monde”.
Avec mes cheveux courts, décolorés, des yeux bleus et la peau pâle, un jean et un sweat, je suis objet de curiosité pour les Coréens. Sentiment bizarre que de se sentir observée des pieds à la tête. A Shanghai comme en Corée du Sud, pas moyen de se fondre dans la foule, je suis définitivement “exotique”.
Une amie de Cheongju m’a emmené aux bains publiques de la ville, jjimjilbang, sorte de thermes-sauna pour toute la famille. Les hommes et les femmes sont dans un premier temps séparés pour prendre des douches et se baigner nus dans des bassins d’eau chaude puis froide. Une fois la peau lavée de toutes ses impuretés, on revêt un pyjama et on se retrouve dans une pièce très chaude tapissée de bois. L’épreuve de la mise à nue pour les bains collectifs s’est soldée par un échec. A peine entrée dans le vestiaire, il m’a semblé que tous les regards se braquaient sur moi : “tiens, une Européenne qui va se mettre à poil, on va voir à quoi ça ressemble !”. Ajouté à ça que les Coréennes ne manquent pas une occasion de faire remarquer aux Occidentales combien leur cuisine à base de légumes et de riz est tellement plus saine et que par conséquent leur corps est tellement plus mince. Pas faut…mais ça n’a rien d’agréable de leur en donner la démonstration.
Ainsi j’ai ressenti de façon vive ce que pouvait signifier le sentiment d’être simplement, irrémédiablement, différent.

Les vêtements ça se change, les cheveux ça se teint et les yeux ça se lentille. Tu fais vraiment tout ce que tu peux pour te faire remarquer !!
il faut savoir garder son identité , au risque de se faire remarquer, et cela est plus difficile que le camouflage .
si tout le monde etait identique … plus la peine de traverser la planete afin de découvrir d’autres gens , leurs vie et coutumes!!
y’a que le nez…ça…
François, pas besoin d’aller au bout du monde, rien qu’en Touraine vous allez être dépayser
Les Tourangeaux disent ni clanche, ni flot, ni gets, ni “ui” pour “oui”…en revanche ils parlent, parlent, parlent…
à bientôt !